Construction d’une centrale électrique d’une capacité de 60 MW pour la valorisation des déchets à Tema, au Ghana

A Tema, Armech Africa Limited, une filiale du Groupe Armech, a prévu la construction d’une centrale électrique de valorisation des déchets pour une bagatelle somme de 300 millions de dollars afin produire 60 MW d’énergie propre.

A cet effet, un accord de partenariat public-privé a donc été signé entre la compagnie d’électricité du Ghana et Armech Africa Limited, concepteur et fabricant de procédés industriels modernes.

Selon les clauses de cet accord, le projet sera préfinancé par le Groupe Armech via Industrial and Commercial Bank of China, une banque multinationale chinoise, sans aucune garantie du gouvernement Ghanéen.

La mise en œuvre de ce projet permettra non seulement de créer plus de 1 500 emplois directs et indirects, d’améliorer l’accès à l’électricité verte et renouvelable mais aussi de réduire les risques environnementaux ainsi que l’exposition à la pollution nocive.

La construction de la centrale sera réalisée par Energy China, l’un des plus grands fournisseurs de solutions globales pour le secteur de l’électricité et les projets d’infrastructure en Chine et dans le monde.

Dans le cadre des activités préparatoires à la construction de la centrale, une délégation du groupe Armech, a effectué une visite de travail de deux jours au cours de laquelle certains sites de décharge sélectionnés dans la région du Grand Accra ont été parcourus.

Selon Andrew Quainoo, Directeur de Armech Africa Limited, un accord sur la matière première déchet a été signé depuis mars 2015 avec le ministère de l’administration locale et du développement rural ainsi qu’avec six autres assemblées métropolitaines et municipales dans la grande région d’Accra. Il s’agit des assemblées métropolitaines d’Accra et de Tema, et les assemblées municipales de Ga South, Ga East et de La-Dade Kotopon.

La construction de la centrale améliorera considérablement la durabilité environnementale, la santé publique et limitera le besoin de construction de sites d’enfouissement, tout en produisant de l’énergie renouvelable a déclaré le Directeur Quainoo.

Il poursuit en notifiant que son entreprise a la capacité de traiter les 3 000 tonnes métriques de déchets produits chaque jour dans la région d’Accra pour en produire environ 60 mégawatts d’énergie propre par incinération.

De plus, cette initiative représentera sans doute le premier projet de valorisation énergétique des déchets dans la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et il est prévu de développer une deuxième usine à Kumasi, la capitale régionale Ashanti”, a-t-il également ajouté.

Selon ses dires, une étude indépendante avait identifié le grave danger que représentent les lixiviats toxiques (déchets biodégradés qui contiennent des parasites et des microbes, qui s’infiltrent dans la nappe phréatique et dont l’incinération entraine des émissions constantes d’odeurs nocives) pour les communautés du Grand Accra. Dans cette étude, la progression du paludisme, ainsi que d’autres maladies transmissibles de premier plan à Accra ont été associées à un mauvais assainissement de l’environnement.

Par ailleurs, Armech a également prévu investir dans 15 organismes spécialisés dans le nettoyage des drains pour un coût de plus d’un million de dollars. Les matériaux recueillis dans les drains seront finalement transportés à la centrale en tant que matière première supplémentaire.

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