La BAD réalise un taux d’investissement de 100 % dans les énergies renouvelables en 2017 et réaffirme son engagement en faveur de l’énergie propre et de l’efficacité énergétique.

La Banque Africaine de Développement, se réjouit d’avoir appuyé, au cours de l’année 2017, plusieurs projets de production d’électricité pour une puissance cumulée de 1,4 gigawatts (GW) exclusivement à partir d’énergies renouvelables. De plus, dans le cadre du nouveau pacte sur l’énergie pour l’Afrique, la Banque ambitionne accroître davantage son soutien aux projets d’énergie renouvelable en 2018.

Selon le Président Akinwumi Adesina, la BAD est clairement à la pointe des énergies renouvelables. Elle aide l’Afrique à libérer son plein potentiel énergétique, tout en développant un mix énergétique équilibré pour soutenir l’industrialisation. Son principal engagement est d’assurer un filtrage climatique à 100 % pour tous les projets financés avec une hausse de 14 % (2007-2011) à 64 % (2012-2016) de son portefeuille d’investissements consacré aux énergies renouvelables.

Par ailleurs, l’initiative pour les énergies renouvelables en Afrique (AREI) dont l’objectif est de fournir 300 gigawatts  d’énergie renouvelable d’ici 2030 et 10 GW d’ici 2020, est désormais basée au sein de la Banque, comme l’ont demandé les chefs d’État et de gouvernement africains. De plus, le G7 réaffirme son engagement en promettant 10 milliards $US pour soutenir l’initiative, qui est issue de la COP21 et qui a ensuite été approuvée par l’Union Africaine.

Le 8 novembre 2017, le Groupe de la Banque africaine a approuvé son deuxième Plan d’action 2016-2020 sur le changement climatique (CCAP2), afin d’aider les pays africains à mobiliser des ressources pour soutenir la mise en œuvre des contributions nationales des pays membres régionaux, de manière à ne pas entraver le développement, ajouta le Président Adesina.

La Banque note en outre que l’acceptation du plan d’action fait écho aux discussions qui ont eu lieu lors de la COP23 à Bonn (Allemagne) pour renforcer la réponse mondiale à la menace du changement climatique et atteindre l’objectif de l’Accord de Paris de maintenir la température mondiale à 1,5°C.

Ceci étant, la CCAP2 a été conçue pour intégrer les cinq priorités de la Banque dans l’Accord de Paris, le programme de développement pour 2030, le Cadre de croissance verte de la Banque et les expériences acquises dans la mise en œuvre du premier plan d’action sur les changements climatiques (CCAP1), 2011-2015.

En effet, dans le cadre de son mandat élargi en vertu du Nouveau pacte sur l’énergie pour l’Afrique, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 15 décembre 2017, un investissement de 20 millions de dollars dans le Fonds Evolution II – un fonds panafricain de capital-investissement pour l’énergie propre et durable. Cet investissement de la banque reflète ses priorités de développement, son programme d’action pour éclairer et alimenter l’Afrique, ainsi que son engagement à promouvoir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Selon la Banque, le Fonds Evolution II devrait contribuer à une croissance verte et durable en créant 2 750 emplois et en s’appuyant sur les résultats du Fonds Evolution I qui a créé 1 495 emplois, dont 20 % pour les femmes, et qui a produit 838 MW d’énergie éolienne et 87 MW d’énergie solaire photovoltaïque.

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