Une centrale solaire de 20 MW en gestation dans la ville marocaine de Tata

La ville de Tata, dite aussi la ville rose, sera dotée d’une ferme solaire de 20 MW. L’oasis de la région marocaine du Sous Massa située dans le grand sud projette en effet la construction d’une centrale solaire à moyen terme, bien que le colossale complexe Noor y soit prévu. En partenariat avec l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du sud, la commune urbaine de Fam El Hisn en est l’initiateur.

Un appel d’offre ouvert pour la réalisation de l’étude sismique

Aux côtés de l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du sud et sous l’accompagnement de la Masen (The Moroccan Agency for Sustainable Energy), la commune urbaine de Fam El Hisn vient de lancer un appel d’offre pour l’étude sismique du terrain relativement à la construction d’une ferme solaire dans la localité de Tata. Les conclusions de l’étude devraient, dans le meilleur des cas, aboutir à l’installation d’une centrale solaire extensible de 20 MW. Le projet qui s’inscrit dans la stratégie énergétique du Maroc, vise à réduire la dépendance du pays aux énergies fossiles et à augmenter la capacité de production d’électricité à partir des sources renouvelables afin de répondre à une demande croissante.

La mise en œuvre du projet se fera sur plusieurs étapes dont la première est d’une capacité de 3,5 MW. Si la technologie à exploiter n’a pas encore été spécifiée, il ressort d’un bureau d’études marocain spécialisé dans le domaine de l’environnement, et ayant réalisé l’étude sur les ressources en eaux pour ce projet, que la centrale solaire exploitera la technologie photovoltaïque adaptée aux spécificités climatiques de la région.

Noor Tata aussi attendu

A l’heure où les préalables de la centrale solaire de Tata vont bon train, la Masen prévoit la construction d’un plus grand projet dans la même localité et qui s’inscrit dans le programme Noor. Noor Tata tout comme son prédécesseur Noor Midelt sera développé sous le schéma IPP (production indépendante d’électricité) et en technologies combinées CSP (thermosolaire) et PV (photovoltaïque) avec une capacité de stockage, ceci pour optimiser le coût global du kilowattheure tout en continuant d’assurer la fourniture d’électricité en l’absence de rayonnement solaire. Ce dernier complexe livrera une puissance de 800 MW. Le projet fait d’ores et déjà l’objet d’un prochain appel à manifestation d’intérêt dont les points clés seront la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance des centrales Noor Tata.

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