Investissements au Kenya

Centrales solaires : des investisseurs à nouveau aux portes du Kenya

Les investisseurs s’intéressent à nouveau au sous-secteur de l’énergie solaire kényan. A la faveur de la future réforme du mode d’attribution des projets solaires, trois entreprises proposent  de construire des centrales solaires au Kenya pour une capacité totale de 120 MW.

Trois centrales solaires de 40 MW chacune

Les entreprises Radiant Energy, Eldosol Energy et Alten Kenya Solar Farms veulent chacune construire une centrale solaire de 40 MW au Kenya. Les trois projets encore en attente de validation du côté de l’État kényan devraient, le cas échéant, augmenter de 5,1% la capacité électrique du pays qui se situe actuellement à 2 333 MW d’après le magazine Business Daily Africa. L’intégralité de la production des trois centrales solaires sera réinjectée dans le réseau électrique national.

Le prix de rachat de l’électricité solaire est actuellement de 0,12 dollar le kilowattheure au Kenya. Par ailleurs, un accord d’un montant de 2,2 milliards de dollars vient d’être conclu avec la société américaine SkyPower dans le cadre d’un programme de développement de centrales solaires sur une période de cinq ans. L’objectif étant de diversifier la production électrique du pays qui reste encore très dépendante des sources fossiles d’énergie.

Un regain d’intérêt pour le sous-secteur de l’énergie solaire

L’engouement des investisseurs pour le sous-secteur de l’énergie solaire est resté au point mort ces deux dernières années, révèle la Commission Kényane de Régulation de l’Énergie (ERC) qui en a fait le constat. Depuis 2014, les investisseurs n’avaient que très peu exprimé leur intérêt pour les projets de centrales solaires dans le pays. Ce qui a eu pour conséquence de stagner la capacité électrique globale du Kenya alors que la demande était en continuelle évolution.

La réforme sur mode d’attribution des projets solaires annoncée cette année par le ministère de l’énergie semble susciter le retour des investisseurs qui trouvent un certain attrait dans la nouvelle procédure. En effet, le système de gré à gré selon lequel le projet était attribué à l’entreprise après que celle-ci ait déterminé le site et les conditions d’installation de l’ouvrage, fera dorénavant place à une procédure de mise en concurrence des entreprises. Le projet reviendra ainsi au soumissionnaire le mieux-disant en termes d’offres technique et financière.

Le nouveau système d’attribution des projets présente l’avantage d’être à la fois transparent et équitable mais aussi de ne retenir que les projets les mieux structurés correspondants aux besoins de L’État. Ceci expliquant le retour des investisseurs dans le sous-secteur de l’énergie solaire au Kenya.

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