La STEG et KOICA s’accordent sur un projet de construction des centrales photovoltaïques en Tunisie

Les relations entre la Tunisie et la Corée du Sud sont au beau fixe. Une nouvelle convention signée entre la Société Tunisienne d’Electricité et de Gaz (STEG) et l’Agence Coréenne de la Coopération Internationale (KOICA) le confirme. Les deux parties se sont accordées sur la réalisation des études de faisabilité pour la construction de plusieurs centrales photovoltaïques dans le sud tunisien pour un coût évalué à 1,7 millions de dollars.

Développer le sud de la Tunisie

Ce nouvel accord passé entre Yoon Jeehyun, représentante résidente du bureau de la KOICA en Tunisie, Béchir Amor, PDG de STEG et Kammoun Khalil, directeur général de la coopération bilatérale au ministère du développement de l’investissement et de la coopération internationale vient rappeler les bons rapports qu’entretiennent les deux pays. En effet, c’est le deuxième accord contracté du genre après un précédent partenariat dont l’objet portait sur l’étude de faisabilité sur la gestion de demande en électricité et projet pilote de la mise en place d’un système de stockage du froid. L’étude de faisabilité des centrales solaires photovoltaïques de 50 MW au sud tunisien induit la viabilisation et le développement de la région australe du pays dans le but de la préparer à l’installation de six centrales photovoltaïques. D’une capacité de 50 MW chacune elles seront installées dans les localités de Medenine, Tataouine, Gafsa, Kebili, Djerba et Garbes. Le calendrier prévoit le démarrage des travaux de construction dès 2017. Ceux-ci devraient se terminer en 2018.

Comparativement au Maroc voisin, la Tunisie présente un niveau de développement des énergies renouvelables moins avancé. C’est fort de ce retard constaté et d’une demande en électricité sans cesse croissante que le pays se déploie par la mise en œuvre de divers projets sur les renouvelables. Cette dernière convention signée entre la STEG et l’agence KOICA obéit ainsi à la logique de déploiement qui vise à doter la Tunisie en infrastructures de production d’énergies renouvelables.

Des centrales Photovoltaïques assorties de transferts de compétences

Outre les nombreux emplois que génère un tel projet, la construction des centrales solaires au sud de la Tunisie prend en compte le volet de la formation et du transfert de compétences aux techniciens devant assurer le fonctionnement et la maintenance des infrastructures solaires dans les localités concernées.

Le renouvelable occupe une place de choix dans le bouquet énergétique de la Tunisie. La construction de 20 autres centrales photovoltaïques et d’une quinzaine de parcs éoliens annoncée par la STEG dénote la volonté du pays de relever sa capacité de renouvelable de 4% à 30% à l’horizon 2030. Pour ces projets à venir, près de 35 entreprises internationales se sont montrées intéressée.

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