Burkina-Faso : naissance d’une nouvelle agence pour une meilleure organisation du secteur des énergies renouvelables.

Au Burkina-Faso, il règne un grand désordre dans le secteur des énergies renouvelables, ce qui met à mal l’avènement du marché. Une meilleure organisation des différentes activités du secteur s’impose alors pour dynamiser le marché des énergies renouvelables. C’est là toute la raison d’être de la création de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE).

L’ANEREE pour une nouvelle dynamique du secteur des énergies renouvelables

Au pays des hommes intègres, les ambitions pour le développement de l’énergie solaire sont entrain d’amorcer leur concrétisation. Le gouvernement envisage orienter progressivement le pays vers les énergies renouvelables pour que dans le long terme, les populations burkinabè, surtout celles des localités rurales vivant dans des milieux comme Gorom-Gorom ne sollicitent plus le bois de chauffe pour leur cuisson domestique mais utilisent plutôt du solaire. Mieux, le Burkina envisage de faire de l’adoption du panneau solaire l’alternative ultime pour rendre accessible à tous l’électricité.

C’est dans ce cadre que les autorités gouvernementales, en l’occurrence celles du Ministère burkinabè chargé des questions de l’énergie ont effectué le lancement de l’agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE). Lors de la sortie de lancement de cette nouvelle structure, le Ministre Burkinabè de l’Energie Alfa Oumar Dissa au cours de son allocution a rappelé toute l’importance du secteur des  énergies renouvelables ainsi que l’envergure que prend cette nouvelle agence pour la vitalité et le développement du pays. En effet, pour mener à bien cette reconversion du Burkina-Faso vers les énergies renouvelables, il était important pour l’Etat burkinabè de se doter  d’une structure qui lui permette de mieux orienter le secteur du renouvelable de sorte a ce qu’il devienne beaucoup plus avantageux et bénéfique.

Cette stratégie qui n’est pas inédite est en effet la solution payante qu’ont dû adopter la plupart des pays constituant de véritables exemples en termes de progrès notables dans le secteur des énergies renouvelables.

Une agence pour mettre fin au désordre observé dans le secteur du renouvelable

Le Burkina-Faso comme bon nombre d’Etats africains regorge d’énormes potentialités dans le secteur des énergies renouvelables. Ces dernières sont encore inexploitées du fait de l’absence d’organisation du secteur. Si l’on considère tous les maillons du système des énergies renouvelables au Burkina-Faso, on note une anarchie totale qui se traduit par le manque d’orientation des différentes actions. Dans de telles conditions, il est impossible d’identifier l’origine des composantes solaires que l’on retrouve dans le pays, d’en apprécier la qualité et de savoir si l’installation est faite dans les règles de l’art. Les contrats sont signés à l’emporte pièce avec des entreprises privées sans réelle possibilité pour le gouvernement burkinabè d’évaluer ce que ces dernières injectent au quotidien dans le réseau de la Société Nationale d’électricité du Burkina. Ce désordre qui embrasse tout le secteur des énergies renouvelables au Burkina-Faso entrave l’effectivité du développement énergétique du pays.

Avec la création de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité, tous ces problèmes relatifs au secteur du solaire seront mieux pris en compte pour une meilleure résolution. Mieux, le pays avec cette nouvelle structure se donne les moyens d’explorer d’autres variantes d’énergies solaires comme les biocarburants.

Une agence qui ambitionne rendre effective l’efficacité énergétique

L’ANEREE permettra au pays de réfléchir sur les stratégies et dispositifs à mettre en place afin d’atteindre l’efficacité énergétique. Il s’agira de voir dans quelles mesures par exemple amener les ménages à réduire considérablement leur consommation énergétique en ayant recours aux lampes économiques ou en optant pour des habitations architecturales plus réceptrices de la lumière naturelle. L’agence servira aussi à réfléchir sur la façon d’optimiser le transport de l’énergie pour limiter les pertes et cherchera à  rendre conforme les installations électriques aux standards industriels pour une meilleure productivité.

Pour sécuriser cette initiative afin que ces interventions ne soient éphémères, le Ministère burkinabè de l’énergie projette mettre sur pied en collaboration avec le département des Enseignements un centre de formation des ressources humaines qualifiées dans le secteur des énergies renouvelables. Il s’agit de l’Institut National des Energies Renouvelables dont l’annonce de création a été faite par le Ministre Alfa Oumar Dissa.

C’est dire donc qu’avec l’effectivité de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité, le gouvernement burkinabè entend octroyer des agréments rationnels aux divers acteurs intervenant dans le domaine des énergies pour assurer la qualité optimale des prestations et services d’une part, et une exécution optimale et harmonieuse des différents projets étatiques d’autre part.

L’ANEREE déjà à l’école des grands

Le meilleur moyen de mettre toutes les chances de réussite de son côté lorsqu’on aborde un projet d’une telle importance est d’aller à l’école des grands. C’est ce qu’a donc fait l’ANEREE en prenant déjà des contacts avec les partenaires expérimentés comme l’Agence marocaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

D’autres approches ont été menées également auprès du Centre de la CEDEAO pour les énergies renouvelables et de l’efficacité se situant au Cap-Vert. Avec ces partenariats, l’ANEREE s’enrichira sûrement d’expériences et expertises qui lui permettront d’atteindre ses objectifs. C’est tout le mal qu’on puisse lui souhaiter.

 

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