Zimbabwe : l’urgence des centrales solaires

Comme de nombreux pays du continent africain, le Zimbabwe fait partie de ces espaces géographiques riches en potentiels énergétiques renouvelables, malheureusement sous exploitées. La production d’électricité du Zimbabwe est encore très dépendante des barrages hydro et ne parvient pas à combler une demande croissante. Afin de rompre avec cette dépendance, le gouvernement zimbabwéen s’est lancé dans un projet de quatre centrales solaires qui à ce jour n’a pas encore atteint son aboutissement alors même que la mise en œuvre des ouvrages devient un impératif pour le pays.

Une production hydroélectrique en baisse

L’hydroélectricité a toujours été la réponse aux besoins énergétiques de ce pays du sud de l’Afrique qui baigne sous un climat tropical. Mais depuis quelques temps, son réseau hydraulique subit les effets persistants de la sècheresse qui sévit dans la région et entraine la baisse du niveau des principaux cours d’eau (le Zambèze et le Kariba notamment) qui traverse le pays. Une conséquence à ce climat défavorable est la diminution de la capacité de production des barrages hydroélectriques. Afin de faire face à la situation devenue critique, le gouvernement a mis les bouchées doubles sur les projets préexistants de quatre centrales solaires qui souffraient quelque peu d’immobilisme dans leur mise en œuvre.

La reprise des projets de construction des centrales solaires

Faute de transparence – selon la gouvernance républicaine – dans l’adjudication des marchés de construction des quatre centrales solaires aux producteurs d’énergie en lice, le projet avait été rangé dans les tiroirs en 2014. C’est dans l’urgence que le projet a été à nouveau mis sur la table et attribué récemment à des entreprises chinoises pour ce qui est des centrales de Gwanda, Insukamini et Munyati. De capacité de 100 MW chacune, elles engloutiront un coût globale de 635 millions de dollars. Les travaux de construction d’une autre centrale solaire à Marondera démarreront courant septembre 2016 et prendront fin en 2017. Pour cette centrale d’un coût de 400 millions de dollars et dont la mise en œuvre a été confiée à l’entreprise Green Rhino Energy, 50 MW de capacité seront fournis dans un premier temps sur les 150 MW attendue au moment de son plein régime de fonctionnement.

Par la reprise de ses projets de centrales solaires, le Zimbabwe compte tout d’abord barrer la voie à la crise énergétique qui présage un avenir sombre. Le pays ambitionne de passer du simple au double de sa capacité électrique actuelle à l’horizon 2030. Soit une capacité de à atteindre de 3000 MW.

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