Les pays les moins avancées du monde se préparent pour la COP 22

Ils étaient tous présents à Kinshasa (République Démocratique du Congo) ces 26, 27 et 28 septembre 2016 pour discuter d’une stratégie de défense de leurs causes en prélude à la conférence des parties (COP 22) qui se tiendra en novembre prochain à Marrakech (Maroc). Le groupe des 48 pays les moins avancés du monde (PMA) s’est réuni à l’effet d’adopter une position commune sur les questions des énergies renouvelables et des changements climatiques.

Tonner d’un même son de cloche à la COP 22

Le groupe des pays les moins avancés du monde (PMA) se constitue des pays ayant les indices de développement humain les plus bas de la planète. Il est composé de 48 membres dont 34 d’Afrique, 13 d’Asie auxquels s’ajoute un pays des caraïbes. Représentés par des ministres et des experts des questions environnementales de chaque pays, les membres se sont accordés trois jours de réflexion et de discutions au terme desquels ils ont convenu d’unir leurs voix pour défendre leurs intérêts à la prochaine Conférence des Nations Unis sur le climat (Conférence des Parties). La réunion d’experts avait pour objectif l’évaluation de la mise en œuvre des décisions de la précédente Conférence des Parties de Paris et l’adoption de stratégies communes pour la COP 22. Monsieur Tosi Mpanu Mpanu, président en exercice de l’organisation a livré les enjeux de la rencontre : «L’enjeu le plus important consiste pour ces 48 pays de s’assurer qu’ils vont aller à Marrakech et parler d’une seule et même voix. Il était important qu’ils puissent se réunir et élaborer des stratégies et harmoniser des positions afin de pouvoir défendre des intérêts communs lorsqu’ils iront au Maroc pour la COP 22».

Donner un élan aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique

Le constat est clair pour les PMA. 1,5 milliards d’êtres humains n’ont pas accès à l’électricité sur la planète. Une situation fortement décriée par l’organisation dont les membres en sont les principaux concernés. C’est aussi pour inverser cette tendance que les 48 pays se sont mobilisés à Kinshasa. Ils disent vouloir donner un élan aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique. Le président en exercice de l’organisation décrit la rencontre comme une «initiative audacieuse, fruit d’efforts conjugués des PMA pour être à l’avant-garde de l’offensive mondiale vers les énergies propres et renouvelables de l’avenir». En ce moment précis où le réchauffement climatique est une préoccupation planétaire, il s’agit pour le groupe des pays les moins avancés du ponde de mettre en place des mécanismes de facilitation d’accès aux énergies renouvelables.

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