Réalisation prochaine d’une centrale photovoltaïque de 1 MW à Boughezoul

Algérie : les enjeux de la réalisation de la centrale photovoltaïque de Boughezoul

En Algérie comme partout ailleurs, l’heure est au développement du secteur des énergies renouvelables. C’est ainsi qu’une centrale photovoltaïque à Boughezoul verra le jour. Cette initiative est le fruit d’un partenariat entre acteurs des secteurs public et privé et constitue le projet pilote grâce auquel se fera le transfert de technologie ainsi que le renforcement des capacités des entreprises locales.

L’objectif général du projet d’installation de la centrale solaire de Boughezoul

Comme la plupart des pays d’Afrique, l’Algérie s’engage progressivement dans la promotion des énergies renouvelables. Il s’agit pour ce pays producteur de pétrole d’entamer une nouvelle phase de politique énergétique devant l’amener à embrasser le secteur des énergies renouvelables. Ainsi, avec le projet de construction de la centrale solaire de Boughezoul, l’État algérien entend capitaliser une expérience indispensable à l’émergence du secteur industriel du renouvelable grâce à l’expertise d’entreprises spécialisées prenant également en compte l’intégration de compétences locales dans les différentes étapes du projet.

Une première du genre en terre algérienne

La centrale solaire de Boughezoul est prévue pour avoir une capacité de 1MW. L’installation de cette centrale photovoltaïque sera effective grâce au partenariat entre secteurs public et privé (PPP) avec le groupe Condor. Cette collaboration a déjà pris en compte le chantier des énergies renouvelables en commençant par l’unité des panneaux photovoltaïques inaugurée à Bordj Bou Arridj en 2014. En effet, la centrale solaire de Bordj Bou Arirridj fournit déjà une production annuelle de 75 MW à l’État algérien. Cette initiative, première du genre en Algérie, a déjà eu à solliciter des entreprises étrangères pour la construction de 23 autres centrales solaires de 2014 à 2016.

Un projet qui permet le transfert de technologies aux entreprises locales

Avec l’implantation de cette nouvelle centrale solaire, les entreprises locales algériennes gagneront en expérience de sorte à se lancer en solo après ce projet pilote. Ainsi, le projet joue un rôle stratégique qui permettra dans un futur proche aux chercheurs algériens devant intervenir dans la réalisation de cette centrale d’acquérir la maitrise nécessaire pour ce type de technologie. C’est un processus de transfert de technologies aux entreprises locales qui s’avère impératif pour la mise en œuvre du vaste programme énergétique du gouvernement algérien.

Un marché vierge à capitaliser

En Algérie comme dans de nombreux autres pays africains, le marché des énergies renouvelables reste encore vierge. C’est donc un chantier très prometteur sur lequel se basent les autorités du groupe Condor pour se lancer dans ce secteur, vue l’absence actuelle d’une entreprise locale à même de réaliser une centrale solaire. Par conséquent, on comprend mieux toute la détermination du Président Directeur Général du Groupe Condor lorsqu’il affirme son entière disposition à participer à la promotion des énergies renouvelables en Algérie. Spéculant sur le long terme, il fait appel au gouvernement, l’invitant à impliquer son groupe de manière significative dans le projet national d’implantation de centrales photovoltaïques d’une capacité de production globale de 12,750 MW prévu à l’horizon 2030.

Ce partenariat secteur public-secteur privé est la solution trouvée par le gouvernement algérien pour promouvoir le développement des énergies renouvelables tout en favorisant le transfert de technologies. C’est une expérience que doivent prendre en exemple les autres États africains en manque de solutions et de financements pour leur politique de transition énergétique vers le renouvelable.

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