Burkina Faso : démarrage de la construction d’une centrale solaire de 20 MW à Zina

Le chantier de la nouvelle centrale solaire est effectif depuis ce lundi 1er août dans la localité de Zina au Burkina Faso. C’est l’entreprise Windiga Energie Burkina qui s’est vu confier la responsabilité de conduire jusqu’à son terme le projet photovoltaïque de 20 mégawatts qui participe à la diversification énergétique, très chère au pays des hommes intègres.

Les bases d’un partenariat public-privé

Paul Thieba Kaba, Premier Ministre burkinabé, était ni plus ni moins la figure prééminente venue représenter le pouvoir étatique ce lundi 1er août à la cérémonie inaugurale du chantier de construction de la centrale solaire à Zina dans la région ouest du pays. Le lancement de cette autre centrale arrive peu de temps après la pose de la première pierre de celle de Zagtouli (banlieue de Ouagadougou) dont les 33 MW sont attendus. Avec ses 20 MW attendus, la centrale solaire de Zina à la particularité d’être le premier projet de cet acabit à tenir d’un partenariat public-privé.

Au mois d’octobre 2014 l’entreprise canadienne Windiga, connue pour son déploiement dans les énergies renouvelables en l’Afrique occidentale et la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) passaient un accord qui octroyait à la compagnie du Burkina une exclusivité sur d’achat de l’électricité à produire à Zina. En 2015 la consécration du partenariat donnera lieu à la création de Zina Solaire SA chargé de la construction et de l’exploitation de la future centrale solaire de Zina. Par ailleurs, l’ouvrage devra être rétrocédé à l’État Burkinabé au bout de sa 25e année d’exploitation, selon les termes de l’accord.

Zina, la centrale solaire en chiffres

Environ 25 milliards de francs CFA (38 millions d’euros) sont mis à contribution dans le projet de la centrale solaire de Zina. Les chiffres avancés résultent des financements d’un groupement de bailleurs de fonds dont la Société Financière Internationale, la Banque Mondiale à travers sa filiale pour le secteur privé, mais aussi Emerging Africa Infrastructure Fund, un fonds tenu par le gestionnaire de fonds sud-africain Investec Asset Management.

La centrale solaire de Zina, c’est donc 85 200 modules photovoltaïques sur une étendue de 70 ha de terrain ; une ligne électrique de 33 kVs sur 8 km se connectant au réseau national ; 12 heures de fonctionnement par jour.

L’entreprise canadienne a également prévu un prolongement de son œuvre en marge de la centrale solaire. Celui-ci concerne l’électrification rurale visant à fournir un éclairage à près de 18 000 personnes dans une dizaine de communautés villageoises et dans une trentaine de centres de santé et d’écoles.

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