Cameroun : les lampadaires solaires ramènent la sécurité dans un camp de réfugiés

Lolo affiche un visage inhabituel. La population de ce petit village de la région de l’est du Cameroun s’est accommodée de la présence de ses nouveaux voisins venus d’ailleurs. La crise politique en République Centrafricaine (RCA) et les violences qui s’en sont suivies ont fait des milliers de déplacés. Lolo fait partie des localités camerounaises qui par la force de leurs proximités avec le pays en crise abritent aujourd’hui ces déplacés venus trouver asile. Accueillis dans un site aménagé pour la circonstance, les nouveaux résidents vivent en bonne intelligence avec les communautés locales. Cependant, le site connait un climat d’insécurité souvent observée dès la tombée de la nuit. Pour cause, l’absence d’éclairage. La situation devenue préoccupante a interpellé IEDA Relief qui, en réaction, a procédé à l’installation des lampadaires solaires dans le site.

Lolo, terre d’asile

Situé dans la région de l’Est du Cameroun, à 92 km de Batouri et à 46 km de la frontière avec la République Centrafricaine, Lolo est un petit village d’environ 2.000 habitants. Suite à la crise humanitaire ayant entrainé le déplacement des populations centrafricaines vers le Cameroun, Lolo a vu croître sa population de 10.000 nouveaux résidents. L’intervention de l’État camerounais et du Haut-Commissariat des Réfugiés (HCR) a permis de contenir cette population afin de limiter leur dispersion et de leur offrir un cadre de vie adéquat bien que provisoire. Le camp de Lolo a été créé à cet effet. Logées dans des cases de fortunes, les 3.000 familles de réfugiés s’adaptent tant bien que mal à leur nouvel environnement. Elles y exercent en toute quiétude des activités de petit commerce pendant la journée.

Lolo retrouve sa sérénité grâce à IEDA Relief et ses lampadaires solaires

La quiétude du site observée pendant la journée prenait fin aussitôt la nuit tombée. En effet, à la faveur de l’obscurité du soir le camp se changeait en un théâtre d’agressions, de violences et de vols. La surveillance du site et la vigilance n’avaient, hélas, eu de succès à réfréner les auteurs de ces actes de terreurs. L’ampleur du phénomène a amené IEDA Relief à réagir sur ce problème d’insécurité décrié par les victimes résidentes du site. IEDA Relief est un organisme qui vient en appui au HCR dans la prise en charge des besoins des réfugiés et leur intégration socio-économique dans la communauté d’accueil. En accord avec ses missions, l’organisme a procédé à l’installation des lampadaires solaires sur le site, et particulièrement dans les zones à risque élevé d’insécurité.

Grâce à l’éclairage des lampadaires solaires, le site a retrouvé un niveau de sécurité acceptable. Les réfugiés peuvent désormais mener leurs activités de jour et les étendre jusqu’à tard dans la soirée sans courir le risque de se faire dépouiller par des malfrats embusqués. Les points d’eau et les toilettes sont devenus plus fréquentables pendant la nuit. D’un autre côté, les populations locales bénéficient également des avantages qu’apporte l’éclairage du village.

Image d’illustration : © Electriciens sans frontières, pose de lampadaires solaires dans un camp de réfugiés en Jordanie.

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