Énergie pour tous : une rencontre à Ouagadougou pour sortir les solutions devant libérer l’Afrique de ses problèmes énergétiques.

Ouagadougou a été en mai dernier le lieu de rencontre  entre acteurs du secteur des énergies. Les échanges avaient pour but de faciliter à tous, l’accès à l’énergie. En effet, conjointement organisée par le gouvernement burkinabé par l’intermédiaire de son ministère chargé de l’énergie et le Salon international de l’environnement et des énergies renouvelables de Ouagadougou, la Semaine des Energies Renouvelables d’Afrique veut apporter des solutions pour sortir les pays africains de l’obscurité.

La fourniture d’énergie de manière permanente pour les ménages ainsi que les entreprises constitue un défi majeur pour l’ensemble des pays africains. La partie subsaharienne du continent participe à hauteur de 13% à la production de l’énergie planétaire. Cependant, cette production ne couvre qu’à peine 4% de la demande énergétique locale. Ceci est d’autant plus vrai si l’on considère que 620 millions d’individus restent encore privés d’électricité sur le continent. Face à cette situation alarmante, de nombreuses initiatives sont déployées par nos autorités gouvernementales et les acteurs privés afin de promouvoir la disponibilité de l’énergie pour tous les citoyens.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la Semaine des Energies Renouvelables (SEERA) se tenant dans la capitale Burkinabè. Elle est le fruit de la collaboration entre le Ministère des Mines, des Carrières et de l’Energie et le Salon International de l’Environnement et des Energies Renouvelables de Ouagadougou (SIERO). Elle se  être un créneau de rencontres des décideurs pour la promotion d’accès à l’énergie en Afrique.

Cette première édition a été l’occasion de réfléchir autour des thèmes « efficacité énergétique : défis et opportunités pour le Burkina Faso » et «  financement des systèmes énergétiques durables pour l’Afrique en développement ». L’initiative a été bien accueillie par les autorités de l’instance d’intégration régionale qu’est la CEDEAO, notamment celles du Système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (WAPP). En effet, elles trouvent que ce type d’action permettra de discuter des solutions devant sortir nos populations des crises énergétiques. Et pour le Ministre Burkinabè des Mines, des carrières et de l’Energie, cette semaine de rencontre traduit la volonté du gouvernement du Faso d’accroitre le taux de fourniture nationale en électricité en vue de le porter à 80% d’ici l’horizon 2020. Cet objectif permettrait de mettre au fin au délestage chronique que subi le pays.

Ainsi, durant trois jours, à savoir les 06, 07 et 08 mai 2016, de nombreux exposants venant de toutes les contrées de la sous-région mais aussi de l’Europe, ont présenté les alternatives devant faciliter l’accès des populations aux énergies renouvelables.

Pour certains activistes de l’opinion publique burkinabè, l’important se trouverait ailleurs et non dans la tenue de ce genre de messe dont les résultats laissent perplexes. De telles rencontres serviraient à en croire leur avis, qu’à payer des perdiemes aux participants aux frais du contribuable sans pour autant passer à la phase concrète des réalisations des recommandations.

Il est donc à espérer qu’au-delà de ce genre de rencontres, soient définis les vrais mécanismes de financement et de mis en œuvre des résultats et orientations qui en résultent.

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